Carnets de voyage

Prendre l’air du large à Biarritz

J’ai testé pour vous un séjour à Biarritz hors saison, avec de la pluie, du vent, des vagues immenses et des balades enchantées sur la côte basque.

Depuis que je suis indépendante, sans bureau, ni horaire fixe, je me réserve de temps à autre le luxe d’un voyage improvisé au gré des opportunités inattendues qui se présentent. Cette fois, le démon du voyage est venu frapper à ma porte sous la forme d’un appel lancé sur Facebook par une amie artiste qui cherchait un•e ou des colocataire•s pour partager les frais d’hébergement d’un studio à Biarritz pendant une dizaine de jours.

Biarritz… L’océan, le surf, le Pays basque, la proximité de l’Espagne, le soleil. Sans y réfléchir trop longtemps, j’ai dit « oui » et c’est ainsi que je me suis retrouvée 10 jours à explorer cette ville balnéaire et ses environs.

Biarritz, qui es-tu ?

Avant ce voyage, Biarritz n’était pas beaucoup plus pour moi qu’un nom et le souvenir de photos de vacances ensoleillées partagées par une amie d’enfance.

Je suis tombée sous le charme de ce scooter en osier ! Malheureusement, le Bar de la Plage était fermé quand nous sommes passées.

J’ai découvert une cité balnéaire élégante avec des villas Belle Époque tournées vers l’océan (l’impératrice Eugénia, épouse de Napoléon III a fait de Biarritz un lieu de villégiature)…

Une villa historique de Biarritz.

Depuis les années ’60, Biarritz est aussi un haut lieu du surf et il suffit de se promener le long de la côte pour comprendre pourquoi. Quand les vagues se déchaînent, c’est un vrai spectacle ! Du coup, la ville compte des dizaines de clubs de surf et loueurs de planche, des marques mythiques comme Billabong ou Rip Curl ont leur boutique dans le centre et des restos branchés healthy fleurissent.

Un petit bout de la fresque Saint Surf de l’artiste Nils Inne.

Bien avant tout cela, et avant l’avènement du pétrole, Biarritz était un port de pêche à la baleine comme le rappellent encore certains monuments et les armoiries de la ville.

Balade à Biarritz

Vue sur le phare de Biarritz depuis Anglet.

Début avril, à Biarritz, il n’y a pas grand monde (surtout quand la météo fait des siennes) et plusieurs établissements hibernent encore, ou sont en rénovation, en attendant la haute saison.

Du coup, j’ai passé la plupart du temps à sillonner la ville et ses environs à pied. Je vous propose ici un petit itinéraire de balade à la découverte de mes lieux préférés. Dans un prochain article, je vous parlerai de quelques belles balades en dehors de la ville.

Le Rocher du Basta.

Cet itinéraire fait à peu près 5 km. D’après Google Maps, il vous faudra à peu près 1h pour le suivre sans vous arrêter. Je pense que vous pouvez compter 2 bonnes heures pour le suivre en prenant votre temps et des photos, voire plus si vous vous arrêtez pour prendre un verre quelque part.

Du square Lassalle au Boulevard du Prince de Galle

Un samedi matin sur le square Lassalle.

Situé en surplomb de la plage des Basques, le square Jean-Baptiste Lassalle se transforme en terrain de pétanque dès que le soleil est de sortie. Je vous propose de commencer la balade là-bas étant donné qu’il est accessible en bus. Il y a aussi une très chouette guinguette pour prendre un verre ou un café au soleil : Etxola Bibi.

Depuis le square, un chemin descend en lacets vers la plage des Basques où vous pourrez admirer des (apprentis) surfeurs à l’assaut des vagues. Continuez sur la droite, en gardant l’océan à votre gauche.

Ne manquez pas l’abri décoré de fresques de Nils Inne, une œuvre baptisée Saint Surf, qui rend hommage au sport local.

La fresque de Nils Inne.

Plage du Port Vieux

En poursuivant votre route, vous passez sous la Villa Belza, construite à la fin du XIXème siècle dans le style néo-moyenâgeux. Cette villa construite sur les rochers a une histoire passionnante : elle a servi de décor de film, a accueilli des soirées charleston mémorables dans les années ’20 avant de devenir un cabaret puis a été réquisitionnée pendant l’occupation allemande… Et pour parfaire le tableau, sa proximité avec le « Trou du Diable » (une crevasse au bas de la falaise où de nombreux accidents ont lieu) et son nom de « Belza » (qui signifie « noir » en basque) lui ont donné la réputation d’être hantée…

La Villa Belza, un lieu entouré de légendes et de mystère…

Un peu plus loin, vous arrivez à la Plage du Port Vieux, une petite plage nichée dans une anse rocheuse, à l’abri du vent, où il fait bon se poser quand le soleil brille (même si elle est assez fréquentée). Là aussi, il y a de jolies fresques à admirer (de l’artiste Taroe). Elles rendent hommage, dans un style proche du « vitrail » à Mera (reine des mers de DC Comics), Neptune et Gaïa.

Info de service : il y a des toilettes publiques.

Le Rocher de la Vierge

Continuez votre chemin en gardant l’océan à votre gauche. Un peu plus loin, après un monument dédié aux anciens combattants, la route s’engage sous un tunnel. Quittez la route et prenez les escaliers qui montent vers le Rocher de la Vierge.

La passerelle du Rocher de la Vierge.

Probablement l’endroit le plus iconique de la ville, il s’agit sans surprise d’un rocher sur lequel s’élève une statue de la Vierge. Ce rocher est relié à la terre ferme par une passerelle plutôt impressionnante à traverser (on voit l’océan entre les planches).

La passerelle vue d’un peu plus loin.

Tout au bout, il y a la statue, bien sûr mais aussi de très beaux rochers creusés qui m’ont un peu fait penser à ceux que j’ai vu en Algarve. Évidemment, c’est le hot spot des selfies. Si, comme moi, vous avez peu de patience pour le phénomène, préparez-vous. 😀

NB : il arrive que la passerelle soit fermée par gros temps. Lorsque c’est le cas, ça vaut la peine de s’approcher pour observer le spectacle des vagues qui se déchaînent sur le rocher.

Pour un verre avec une vue imprenable sur le Rocher de la Vierge, je vous conseille le bar terrasse Olatua Biarritz qui se situe un peu plus loin, dans les jardins de l’Atalaye. L’ambiance est super sympa et ils servent en plus d’excellentes bières locales !

Vers le port des pêcheurs

Continuez le long de l’océan. Un peu plus loin, vous arrivez au point de vue de la Cloche d’Alarme du Plateau de l’Atalaye. La cloche n’est plus là mais un arceau en pierre témoigne de sa présence, à l’époque où Biarritz était encore un port de baleinier. Cette cloche était actionnée lorsqu’on repérait une baleine à l’horizon.

Un peu plus loin, vous rejoignez la route. Prenez le chemin qui descend sur la gauche vers le Port des Pêcheurs. J’ai beaucoup aimé flâner dans ce petit Port de Pêche. On y trouve plusieurs restos (de poissons of course), des anciennes maisons de pêcheurs, les ancres de bateaux échoués… C’est très pittoresque !

Le rocher du Basta et la Place Bellevue

Continuez le long de l’Allée du Port des Pêcheurs jusqu’au rocher du Basta, un autre rocher auquel on accède via un pont. Le rocher est aménagé en petit parc avec de jolis points de vue sur la Grande Plage et ses surf•eurs•euses. Perso, je m’y suis installée pour bouquiner et c’était juste parfait.

Le Rocher du Basta.

Revenez à la terre ferme puis continuez le long du Boulevard de Gaulle. Au début de la Grande Plage, après les toilettes publiques, un chemin monte sur la droite vers la Place Bellevue où se trouve un joli point de vue (comme son nom l’indique).

La Grande Plage et la plage de Miramar

Continuez dos à l’océan vers la Place Georges Clémenceau, prenez à gauche puis engagez-vous dans l’Avenue Édouard VII. Juste après le Bookstore Biarritz (très bonne adresse pour acheter des guides sur la région !), prenez la petite rue qui descend vers la Grande Plage.

Océane, alias Whoups, sur la Grande Plage.

Comme son nom l’indique, c’est la plage principale de Biarritz. Elle est bordée de cafés, de boutiques de vêtement (avec de très belles choses !) et d’équipement de surf.

En continuant le long de la plage, vous arrivez à l’Allée Winston Churchill, un passage couvert où s’engouffrent parfois les vagues (gérez bien le timing quand vous le traversez au risque de vous faire rincer :-D).

Après ce passage, vous arrivez sur la plage de Miramar. Tout au bout, prenez les jolis escaliers de la Descente de l’Océan puis le Sentier des Vagues (sur votre droite) pour rejoindre l’Avenue de l’Impératrice.

La Descente de l’Océan.

Le phare de Biarritz

Après avoir marché un petit moment le long de l’Avenue de l’Impératrice, vous arrivez à un petit parc avec des chemins ombragés qui mènent au phare de Biarritz.

Le phare de Biarritz.

Le phare peut être visité. Je n’ai pas fait la visite donc je ne peux pas vous dire si ça en vaut la peine ou non !

Mes bonnes adresses à Biarritz

Cette petite balade au grand air vous aura certainement ouvert l’appétit et/ou donné soif. Voici donc une petite sélection d’adresses testées et approuvées…

Bali Bowls

18, Place Clémenceau
Site web

Outre des açaï bowls aussi instagrammables que délicieux, ce petit café propose des plats vegan, sans gluten et sans sucre raffiné.

Le brunch du dimanche vaut le détour !

Saline Ceviche Bar

62, rue Gambetta
Page Facebook

Cela fait un petit moment que je ne consomme plus du tout de poisson mais j’ai fait une petite exception à l’occasion de ce voyage. Et si il faut faire une exception quelque part, c’est là ! Ce resto branché s’est spécialisé dans le « ceviche« , ce plat de poisson « cuit » au jus de citron. C’est frais, c’est bon et les assiettes sont trop belles (même si j’ai pas pris de photo).

La Cantine

9, rue Larralde
Site web

La Cantine se définit comme un healthy bistro. Dans un décor digne de Pinterest, on vous y sert des petits plats sains, avec des options végé/vegan et/ou sans gluten. Les assiettes sont aussi jolies que le décor et les desserts valent le détour. Je n’ai pas testé la formule brunch du dimanche mais elle semble avoir son petit succès !

Green Spot

22, rue Mazagran
Site web

Le snack sain pour surfeurs/surfeuses tel qu’on peut l’imaginer. Leurs bowls, même si un peu chers, sont ultra-généreux et bourrés de vitamines et de supers ingrédients. Ils servent également de très bons jus.

Olatua Biarritz

Jardin de l’Atalaye
Page Facebook

Petite bière locale au coucher du soleil avec vue. On n’est pas bien là ?

Sans doute le bar avec la meilleure vue sur l’océan et le Rocher de la Vierge. L’endroit idéal pour siroter un verre de vin ou une bière locale en regardant le soleil se coucher.

En pratique

Se rendre à Biarritz

Cette année, j’ai décidé de ne pas prendre l’avion. Je me suis donc rendue à Biarritz en train. Pour limiter les coûts, nous avons opté pour des formules low cost. Le trajet nous a pris toute une journée (avec une pause déjeuner à Paris) mais nous a coûté 74 € p.p. (aller simple car j’ai enchaîné avec un autre voyage à Lille).

Concrètement, depuis Bruxelles, nous avons pris un train Izy vers Paris (36 € p.p.), suivi d’un train Ouigo vers Bordeaux (23 € p.p.) puis un train régulier vers Biarritz (15 € p.p.).

Il y a aussi moyen de descendre à Biarritz en bus (Flixbus, Ouibus…) ou, si vraiment vous n’avez pas le choix, en avion.

Où dormir à Biarritz ?

Nous avons loué un Airbnb en dehors du centre car mon amie bossait dans un atelier situé dans le quartier de la gare. Je ne recommande pas forcément cette option si vous n’avez pas d’intérêt à vous trouver dans ce coin-là car les liaisons en bus ne sont pas très régulières (et il n’y en a plus le soir).

Dans le centre de Biarritz, il y a évidemment pléthore d’hôtels, studios et chambres d’hôte. Les prix ont tendance à monter en flèche en haute saison, n’hésitez pas à vous y prendre à l’avance.

Pour les petits budgets, il y a également l’auberge de jeunesse de Biarritz. Cependant, elle est assez décentrée et il n’y a pas de wifi dans les chambres.

En cherchant un peu, j’ai également repéré cet hébergement pour backpackers à Anglet (au nord de Biarritz) qui a l’air vraiment pas mal.

Fabriquer sa planche de surf à Biarritz

Tout à fait par hasard, alors que nous étions en quête de matériel de peinture, nous avons découvert Shaper House, un espace multi-facettes dans un zoning de Biarritz où l’on peut venir fabriquer (« shaper ») sa propre planche de surf.

L’atelier de Shaper House.

Je n’ai pas testé, du coup, mais j’ai trouvé l’idée géniale ! Pour vous donner une idée, la fabrication d’une planche « shortboard » avec l’accompagnement d’un pro à chaque étape du process coûte 540 € (sans option).

Poursuivez le voyage au soleil

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