En pratique

Préparer son roadtrip en Écosse

Vous prévoyez un voyage dans les Highlands et les îles d’Écosse ? Voici un article pour vous aider à préparer votre aventure au pays du kilt et du whisky. Budget, hébergement, conduite à gauche, ravitaillement… Voici ce que nous avons retenu de notre propre expérience.

Comme j’avais beaucoup de choses à vous raconter sur notre roadtrip en Écosse, j’ai décidé de scinder tout cela en deux articles : cet article aborde le côté pratique du roadtrip. Pour l’itinéraire en tant que tel et notre compte-rendu, c’est par ici !

Ce panneau parlera à ceux qui ont déjà conduit en Écosse. 🙂

Quand partir en Écosse ?

Nous sommes partis en mai, apparemment l’une des meilleures périodes pour visiter l’Écosse. Niveau météo, nous avons été gâtés : nous avons profité de belles journées ensoleillées avec des températures autour des 20 degrés et un vent frais. Nous n’avons essuyé que quelques brèves averses sur le voyage. Mais ce n’était pas gagné d’avance : la météo en Écosse, et surtout dans les îles, est changeante et il faut donc prévoir un équipement en conséquence.

Au printemps, l’Écosse est en fleur !

Mai, c’est aussi la saison où les jacinthes bleues sont en fleur et où les campagnes foisonnent d’agneaux (attention quand ils traversent !). Les midges, ces insupportables petits moucherons, ne sont pas encore là (ou peu) pour harceler les randonneurs (ils sont là de juin à août).

Attention aux agneaux sur la route !

Septembre est également une bonne période pour visiter l’Écosse apparemment.

Explorer l’Écosse en voiture ou en transports en commun ?

La question se pose inévitablement, surtout si la perspective de conduire à gauche vous file des sueurs froides (rassurez-vous, ce n’est pas si terrible !).

Conduire sur les routes à une bande des îles d’Écosse

Au cours de notre voyage, nous avons rencontrés un couple qui voyageait en bus. Parcourir l’Écosse en train est également possible. Il existe même des pass combinés comme le Spirit of Scotland qui vous permettent de voyager avec un même billet via différents modes de transport.

Le problème avec les transports en commun, c’est que cela complique un peu les choses si vous voulez accéder à des lieux en dehors des villes pour randonner par exemple. Cela limite également les options en termes d’hébergement puisque certains sont particulièrement isolés (je pense notamment à cette auberge de jeunesse au beau milieu des montagnes de Skye où nous avons passé deux nuits). Et puis, il vous faudra de préférence voyager en haute saison pour bénéficier de toute l’offre de transport.

Bus local sur l’île de Mull.

Nous avons opté pour la voiture. Si l’idée d’un voyage en train en Écosse vous séduit, je vous renvoie à cet article rempli d’informations et d’idées pour visiter l’Écosse en train sur le blog d’Ooh My World.

Conduire à gauche, c’est pas si compliqué…

Sincèrement, je vous assure ! Même avec une voiture de location dans laquelle le volant se trouve à droite. Même dans les ronds-points. C’est juste une question d’habitude.

Au fond, c’est surtout lorsque l’on quitte un endroit où l’on était garé que l’on risque le plus de se tromper. Alors faites comme moi et répétez-vous comme un mantra avant chaque départ : « Je roule à gauche« .

Et parfois il y a des vaches des Highlands qui traversent…

La particularité de l’Écosse, c’est qu’il n’y a pratiquement pas d’autoroute et que les routes de campagne ne sont pas toujours à deux bandes. Les single track roads sont fréquentes, en particulier sur les îles. Du coup, des espaces sont aménagés sur le bas côté pour permettre aux véhicules de se croiser. La règle, c’est que l’on se rabat toujours à gauche. C’est donc le conducteur qui dispose d’un espace de rabattement à sa gauche qui s’y range pour laisser passer celui qui vient en face. Pour mieux comprendre, je vous invite à lire l’article et regarder la vidéo de Claire de Zigzag Voyages sur les règles de conduite en Écosse.

Une « single track road » pour se croiser, l’un des deux doit se ranger sur le côté.

Le ferry en Écosse

Pour accéder aux îles avec votre voiture, il faudra généralement prendre le ferry (notez qu’un pont permet d’accéder à l’île de Skye depuis le mainland).

Embarquement sur le ferry pour l’île de Skye.

Pour certains ferrys, il n’est pas nécessaire de réserver à l’avance. Pour d’autres (comme celui pour l’île de Skye depuis Mallaig), c’est fortement conseillé, surtout en haute saison.

Arrivée sur l’île de Mull en ferry.

En ce qui nous concerne, nous avons réservé un billet Hopscotch via la compagnie Caledonian MacBrayne (la compagnie de ferry principale pour les Hébrides) qui permet de combiner plusieurs îles.

Définir son itinéraire pour l’Écosse

L’Écosse a tellement à offrir qu’il est évidemment impossible de tout voir en une dizaine de jours. Au départ, nous avions dans l’idée d’improviser selon les envies du moment. Mais nous nous sommes vite rendus compte qu’un minimum d’organisation s’imposait, ne serait-ce que pour trouver des logements.

Un lac à Glencoe, un lieu que nous voulions absolument visiter.

En effet, l’Écosse est une destination populaire et même le début du mois de mai n’est pas encore la haute saison, plusieurs hébergements que nous avions repérés affichaient complets quelques jours avant notre arrivée sur place.

Nous avons donc opté pour une approche intermédiaire : nous avons défini dans les très grandes lignes ce que nous avions envie de voir (l’île de Mull, l’île de Skye et Glencoe principalement) puis nous avons réservé nos hébergements au fur et à mesure du voyage, avec 4-5 jours d’avance.

Découvrez notre itinéraire pour 11 jours de roadtrip en Écosse ici.

Quels hébergements choisir ?

On ne va pas se mentir : l’Écosse n’est pas la destination la meilleure marché au niveau de l’hébergement. Même si le taux de la livre sterling a baissé, les hébergements classiques (hôtels ou B&B) restent relativement chers (comptez aux alentours de 80 à plus de 100 £ la nuit). 

Pour limiter les dépenses, deux solutions :

  • les auberges de jeunesse (hostels) où vous pouvez dormir en dortoir pour 15 à 25 £ la nuit p.p. Certains proposent également des chambres privées, voir des pods, un mix entre la tente et le chalet en bois. Comptez aux alentours de 80 £ la nuit.
  • le camping : il y a des aires de camping payantes mais aussi la possibilité de faire du camping sauvage en respectant certaines règles
Le camping de Glenbrittle, sur l’île de Skye. Niveau cadre, on fait difficilement mieux…

Pour différentes raisons (dont les incertitudes au niveau de la météo), nous avons opté pour la première solution et nous ne l’avons pas regretté. Dans l’ensemble, nous avons passé de bons moments dans les auberges, même si il faut accepter de subir les aléas de la vie en communauté (big up aux voisins de dortoir qui allument la lumière à minuit ou qui pètent bruyamment dans leur sommeil – oui, oui).

Il y a aussi Airbnb que nous avons utilisé occasionnellement mais les prix ne sont pas toujours très intéressants non plus.

Manger végétarien/vegan sur la route en Écosse

Avant notre voyage, nous avions quelques craintes au niveau de la logistique. Karl a contracté la maladie de Lyme il y a quelques mois et est soumis à un régime alimentaire très restrictif (en gros : végétalien et sans gluten).

Ne sachant pas trop à quoi nous attendre au beau milieu des Highlands, nous avons emporté avec nous des repas lyophilisés de la marque Lyo Food (franchement très qualitatifs, on vous en reparlera !).

Préparation de notre repas en bord de mer sur l’île d’Iona.

Mais au final, nos craintes se sont révélées infondées puisque les pubs, cafés et autres restaurants d’Écosse sont biiiieeeeen plus avancés que ceux de chez nous en la matière. Tous les menus mentionnent explicitement tous les allergènes présents dans les plats et l’immense majorité des établissements, même les pubs en pleine campagne, proposent des plats vegans et/ou sans gluten.

Bref, on trouve généralement de quoi manger sans souci. Le seul élément à prendre en compte, c’est qu’en dehors des villes, les cuisines des pubs ferment généralement tôt, vers 20h-20h30.

Budget de notre roadtrip en Écosse

Le genre de paysages qu’on a pu voir sur la route…

À titre indicatif, voici le budget de notre roadtrip de 11 jours dans les Highlands et les Hébrides intérieures. Ce budget ne comprend que les dépenses sur place et pas le voyage vers l’Écosse depuis la Belgique.

  • Location de la voiture : 215 €
  • Carburant : 162,97 €
  • Billet de ferry combiné (3 traversées pour la voiture + 2 personnes) : 60 €
  • Hébergement en dortoir en auberges (9 nuits) +Airbnb (1 nuit) pour 2 personnes : 452,98 €
On a dormi dans le bâtiment de droite, la Craignure Bunkhouse.

Pour les restaurants, le budget est évidemment très variable selon ce que vous consommez et le type d’établissement. En moyenne, comptez :

  • entre 20 et 25 € pour un bon petit dej pour 2 dans un café (porridge, beans, … + boissons chaudes)
  • entre 15 et 30 € pour 2 pour un lunch simple dans un café (soupe, sandwichs, boissons).
  • entre 30 et 40 € pour 2 plats consistants dans un pub (burger, pizza, pâtes, chili…) et deux pintes pour arroser tout ça.
  • entre 60 et 80 € pour un resto un peu plus haut de gamme avec un verre de vin, un plat et un dessert (pour 2 personnes).
  • entre 10 et 15 € pour un thé + pâtisseries pour 2 dans un hôtel ou un café.

En cuisinant une partie de nos repas aux auberges mais sans trop faire attention, on tournait aux alentours d’un budget de 50 € p.p. par jour pour la nourriture. On aurait clairement pu rester en dessous mais on avait aussi envie de profiter 😉

Comme il faisait sec, on a passé pas mal de temps à prendre l’air. 🙂

Au niveau des visites, on n’a quasiment rien dépensé car, comme il faisait beau, on s’est concentré sur les balades et randos. Mais si vous voulez visiter certains châteaux, musées ou encore réserver une excursion en bateau pour observer les baleines ou les macareux, il faut évidemment compter ça en plus.

Poursuivez le voyage en Écosse

Pin

Autres articles à lire