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En pratique

Partir en randonnée sur un GR : 10 conseils pour débutants

Envie de vous lancer dans une randonnée de plusieurs jours sur un GR ou autre sentier balisé ? Voici quelques conseils pour profiter un maximum de l’expérience.

Motivés par notre première expérience de trek au Népal, nous avions une furieuse envie de ressortir nos chaussures de randonnée pour une marche de plusieurs jours d’affilée. Comme nous sommes complètement débutants dans le domaine, nous avons opté pour le sentier de grande randonnée (GR) réputé comme étant l’un des plus faciles de France : le GR34 ou sentier des douaniers, qui permet de faire le tour de la Bretagne à pieds ! Bon, bien sûr, nous n’avons pas foulé les 1 800 km de sentiers balisés de ce GR. Nous avons marché à peine une petite centaine de kilomètres sur 5 jours, le long de la bien nommée côte d’ÉmeraudeDécouvrez notre compte-rendu détaillé ici.

Dans mon sac, j’avais un petit carnet dans lequel j’ai noté toutes sortes de choses. Notamment, les choses que j’aurais aimé savoir ou auxquelles j’aurais dû penser avant de commencer. Je me suis dit que ça pourrait sûrement être utile à d’autres, voici donc quelques conseils pour les randonneurs en herbe !

1. Préparez le terrain

Je ne parlerai pas ici de la préparation physique (je ne suis absolument pas un modèle à suivre sur ce point :D) mais je pense qu’il est nécessaire de vous pencher un minimum sur l’organisation, avant le départ, de votre rando.

Personnellement, après avoir plus ou moins repéré sur Internet la section du GR qui nous intéressait, j’ai acheté le TopoGuide officiel, édité par la Fédération française de randonnée. Je n’ai pas regretté cet achat : même si les sentiers sont généralement bien balisés, quelques instructions complémentaires n’étaient pas de trop à certains moments. Et puis, j’ai trouvé ça plutôt chouette de pouvoir suivre notre progression sur les cartes et de lire les quelques explications données sur les différentes étapes.

Si vous avez un smartphone, je vous conseille également de télécharger l’application maps.me et les cartes de la région : cela vous permettra de visualiser hors ligne votre position sur la carte (plus d’applications utiles aux voyageurs ici).

Comme nous avions décidé de faire étape dans des chambres d’hôte le long du parcours, j’ai également recherché et réservé les chambres avant le départ. Certes, ça limite les possibilités d’improvisation mais nous étions bien contents de ne pas devoir chercher une chambre après une journée de marche !

2. Ne surestimez pas votre niveau et gardez du temps pour les imprévus

Les imprévus, c’est aussi une envie irrésistible de s’installer dans un arbre avec vue sur mer !

Si vous préparez votre itinéraire à l’avance comme nous, veillez à ne pas exagérer sur la longueur des étapes. J’avais prévu de marcher environ 20 kilomètres par jour et c’était amplement suffisant, vu notre niveau ! N’oubliez pas de prendre en considération le dénivelé pour éventuellement réduire le nombre de kilomètres s’il est important.

Le TopoGuide renseigne une durée approximative pour chaque étape. Attention, elle ne tient pas compte des pauses ou imprévus qui pourraient surgir (par exemple si vous vous rendez compte que vous avez oublié de retirer de l’argent dans la dernière ville que vous traversez avant 2 jours dans la rase campagne => c’est du vécu !).

3. Renseignez-vous sur la météo

Ciel sans nuage ! On a eu de la chance avec la météo !

Quelques jours avant le départ, surveillez les sites de météo pour avoir une idée des conditions climatiques qui vous attendent et vous équiper en conséquence. Nous avons eu de la chance : il a fait grand soleil pendant nos 5 jours de marche. Cela ne nous a pas empêché bien sûr de glisser un K-Way dans notre sac pour pouvoir affronter une averse imprévue…

4. Habillez-vous en couches

Quand on marche, on a vite trop chaud, mais gare aux refroidissements (je parle d’expérience : j’ai chopé un rhume au premier jour de marche). J’ai vite appris que la stratégie la plus efficace consistait à appliquer la technique de l’oignon : vous vous habillez en couche multiple que vous retirez ou ajoutez au gré de vos besoins.

Comme ça m’a vite gavé de remettre mon sweatshirt dans mon sac à chaque fois que j’avais trop chaud, je l’ai simplement noué à ma taille ou accroché aux bretelles de mon sac (#LeSuperTrucdeFred).

5. Investissez dans un bon sac et de bonnes chaussures

Oui, je sais, on est toujours tenté de faire des économies et il y a plus sexy comme achat que des chaussures de marche. Mais je ne pense pas que j’aurais pu marcher 100 kilomètres avec des mauvaises chaussures ou n’importe quel sac à dos.

J’ai de nouveau eu la chance de pouvoir tester un sac à dos de la marque Osprey pendant ce voyage : le Tempest 30. Vous le savez si vous lisez de temps en temps la section Tests produits du blog, je suis une convaincue de la marque Osprey. Encore une fois, ce modèle ne m’a pas déçu ! Pratique et compact, il est idéal pour randonner léger. Le panneau dorsal est équipé d’un filet qui assure une bonne circulation de l’air (traduction : votre dos n’est pas trempé au bout de 10 minutes) et, encore une fois, la forme du sac est adaptée à la morphologie féminine (mon dos lui dit merci !).

Un conseil (que je n’ai pas appliqué) : prévoyez une paire de chaussures confortables (ou des tongs) dans votre sac pour le soir ! Parce que même si vos chaussures de marche sont top, vous aurez envie de porter autre chose pour aller manger un bout le soir.

6. Prévoyez de quoi boire mais aussi de quoi grignoter !

Mieux qu’une barre énergétique : la gavotte de Dinan 😀

Juste avant de partir, j’ai eu la bonne idée de glisser dans mon sac un sachet d’un mélange de fruits secs, des cacahuètes et des figues séchées farcies d’amandes (petite merveille ramenée d’Algarve). Nous avons aussi pu compter sur tous les cadeaux reçus lors du Salon des Blogueurs de Voyage pour nous réconforter dans les moments de fatigue (palets bretons, gavottes… :D).

Ayez toujours de quoi grignoter dans votre sac : même si vous comptez faire une étape à midi ! On ne sait jamais ce qui peut arriver sur le chemin et, en cas de coup de fatigue, c’est salvateur !

7. Organisez soigneusement votre ravitaillement

Sur un GR, il arrive qu’on enchaîne plusieurs dizaines de kilomètres sans traverser un seul village ou sans trouver un magasin ouvert. Il arrive aussi qu’on passe plusieurs jours sans passer à proximité d’une banque ou autre point de retrait d’argent. Même si on peut généralement payer partout avec une carte bancaire, veillez à toujours avoir un peu d‘argent en cash au cas où.

8. N’oubliez pas…

N’oubliez pas non plus votre motivation !

  • vos lunettes de soleil et un chapeau ou une casquette
  • de la crème solaire
  • un petit couteau et des couverts (c’est con mais on n’a pas pu s’acheter certaines choses dont on avait envie au magasin parce qu’on n’avait pas de couverts)
  • un foulard/une écharpe et un bonnet fin pour quand le vent souffle
  • quelques sacs en plastique (pour rassembler vos déchets et éventuellement en ramasser quelques autres sur le chemin)
  • + tous les essentiels habituels (trousse de secours, trousse de toilette…)

9. Faites régulièrement des pauses et profitez !

L’important n’est pas de parcourir un maximum de kilomètres en un minimum de temps mais bien de profiter de l’expérience, à son rythme. N’hésitez pas à faire des pauses aussi souvent que nécessaire (profitez-en pour prendre quelques photos !). Appliquez la philosophie népalaise : bistari, ananda, ramailo… 

10. Prévoyez votre retour à la civilisation (et soyez prêts à improviser !)

Plan B, faire du stop quand il n’y a pas de bus ce mois-ci xD.

Je vous disais plus haut que j’étais très satisfaite d’avoir investi dans le Topoguide officiel du GR 34. C’est vrai. Par contre, je n’aurais pas dû me fier à 100% à toutes les indications pratiques mentionnées.

Par exemple, il était spécifié qu’il y avait des bus à Sables-d’Or-les-Pins, notre étape finale. Nous comptions donc sur ce moyen de transport pour rejoindre la ville la plus proche (Saint-Brieuc) et reprendre un train pour Rennes.

Sauf que… Il y a bien des arrêts de bus à Sables-d’Or-les-Pins mais aucun bus ne circulait à la période où nous y étions. Résultat : nous avons dû faire du stop (bon, en soi, c’était plutôt amusant comme expérience et ça nous fera de chouettes souvenirs).

Vous avez des fourmis dans les jambes ?

Voici de quoi vous inspirer !

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