Carnets de voyage

Itinéraire de notre roadtrip de 11 jours en Écosse

Nous vous l’avions promis, voici l’itinéraire et le compte-rendu de notre roadtrip de 11 jours en Écosse dans les Highlands avec un passage sur les îles de Mull et de Skye.

Cela faisait des années que l’on parlait avec Karl de partir à la découverte des Highlands. De l’Écosse, nous n’avions vu qu’Édimbourg, à l’occasion d’un city-trip entre amis il y a plusieurs années. Une opportunité de housesitting nous a finalement décidés à mettre l’Écosse à l’agenda pour 2019, malgré notre décision de ne pas prendre l’avion cette année (du coup, nous y sommes allés… en bus).

Avant de vivre la vie d’Édimbourgeois pendant 20 jours, nous avons donc loué une voiture pendant 11 jours et sommes partis à la découverte des magnifiques paysages des Highlands et des Hébrides intérieures.

Rencontre sur les petites routes d’Écosse…

Comme j’avais beaucoup d’informations à partager sur ce roadtrip, vous retrouverez ici toutes les infos pratiques pour organiser votre roadtrip en Écosse. Cet article se concentre quant à lui sur l’itinéraire au jour le jour. Bon voyage !

Jour 1 : d’Édimbourg à l’île de Mull

185 kilomètres de l’aéroport d’Édimbourg à Oban. 50 minutes de traversée en ferry d’Oban à Craignure.

Highlights

  • Les ruines du château de Kilchurn (le premier château !).
  • La traversée en ferry d’Oban à Craignure (île de Mull).
Les ruines du château de Kilchurn.

Compte-rendu détaillé

Pour des raisons logistiques (le premier jour de notre roadtrip étant un jour férié en Écosse), c’est à l’aéroport d’Édimbourg que nous avons récupéré notre voiture de location. Plutôt ironique quand on y pense pour des voyageurs qui ont décidé de ne pas prendre l’avion en 2019. 😉

Mais finalement, démarrer de l’aéroport d’Édimbourg n’est pas plus mal : on est directement sur l’autoroute (la seule de ce roadtrip !) vers Stirling et ça évite de se confronter directement à la circulation dans une ville.

Petit arrêt photo sur la route, dans le parc national du Loch Lomond et des Trossachs.

Après le petit frisson du début à la perspective de conduire à gauche, je me sens rapidement à l’aise. L’autoroute fait rapidement place à des petites routes de campagne, à mesure que l’on s’approche du parc national du Loch Lomond et des Trossachs. Parce qu’il faut bien faire des choix, on a décidé de ne pas s’arrêter dans ce très beau parc national mais si on revient en Écosse, on prendra sans doute le temps de l’explorer un peu.

1h30 après notre départ, on décide de faire une petite pause lunch et café au Broch Café de Strathyre. Un petit café familial et chaleureux qui propose une cuisine simple et bon marché (l’occasion de confirmer qu’on trouve des options végé/vegan vraiment partout !).

Rassasiés, nous poursuivons notre route vers les ruines du château de Kilchurn. Construit au XVème siècle, ce château, aujourd’hui en ruines, est situé au bord du Loch Awe. En découvrant la beauté romantique de ces ruines qui se reflètent sur l’eau, on comprend que le spot soit bien connu des photographes.

Ce site ne dispose pas de parking aménagé et n’est pas clairement indiqué depuis la route principale. Vous trouverez des infos pour trouver le château de Kilchurn ici. La bonne nouvelle, c’est que l’accès est gratuit et qu’il n’y a pas trop trop de visiteurs. On peut se balader à l’intérieur des ruines, ce qui est vraiment chouette !

Après avoir bien profité de notre premier château écossais (et pas le dernier !), nous poursuivons vers la petite ville d’Oban. On avait pensé s’y arrêter brièvement mais finalement nous avons été directement au point d’embarquement des ferrys où on nous a proposé d’avancer notre départ pour l’île de Mull. J’étais bien contente de ne plus devoir conduire pour la journée donc j’ai dit oui !

Sur le ferry vers Oban, on peut s’installer à l’extérieur pour profiter de la vue.

La traversée d’Oban vers Craignure, sur l’île de Mull, prend environ 50 minutes. Si le temps est de la partie, les vues sont vraiment belles !

Terre en vue. 🙂

Arrivés à bon port, nous avons parcouru royalement 160 mètres en voiture pour rejoindre notre hostel pour les 2 nuits suivantes, le Craignure Bunkhouse. Nous avions réservé 2 lits dans un dortoir (comptez environ 25 € par nuit par personne) avec salle de bain « en suite ». Si vous passez par là, nous vous recommandons cet hébergement : c’était confortable, propre et le personnel était super accueillant. Il y a un petit pub’ juste à côté où l’on mange correctement (attention, la cuisine ferme tôt !).

La Craignure Bunkhouse, c’est la petite maison sur la droite.

Si vous n’êtes pas trop « dortoirs communs », vous trouverez ici d’autres options d’hébergement sur Craignure.

Jour 2 : Iona et Mull

140 km au total (Craignure-Fionnpohrt-Lochbuie-Craignure). 2 x 20 minutes de ferry entre Fionnpohrt et Iona.

Highlights

  • Les paysages grandioses de l’île de Mull.
  • Les plages de sable blanc d’Iona.
  • Un château et un cercle de pierres à Lochbuie.
Des agneaux à Lochbuie.

Compte-rendu détaillé

You should go to Iona. Iona is very religious, which I am not. But you can feel a sense of peace there, it’s wonderful.

(Vous devriez visiter Iona. Iona est très religieuse, ce que je ne suis pas. Mais on y ressent un sentiment de paix, c’est merveilleux).

L’ambiance tranquille de l’île d’Iona.

Si je n’avais pas déjà inscrit Iona au programme de notre séjour sur Mull, cette phrase prononcée par un de nos voisins de dortoir m’aurait certainement convaincue ! Iona, c’est une toute petite île (4,8 km de long du nord au sud) à l’ouest de l’île de Mull. En l’an 593, le missionnaire irlandais Saint Colomba y a fondé un monastère avec l’objectif de diffuser la fois chrétienne parmi les Pictes et les Scots. C’est dans ce même monastère qu’aurait été écrit le fameux Book of Skells que l’on peut admirer à Dublin.

Pour rejoindre Iona depuis Mull, il faut prendre le ferry à Fionnpohrt, à l’extrémité ouest de l’île. Ça prend environ 10 minutes et le ticket A-R coûte 3,50 £ p.p. (l’île se visite à pied, voire à vélo, on laisse sa voiture à Fionnpohrt).

Depuis notre auberge à Craignure, nous avons donc pris la route vers l’ouest, l’occasion d’expérimenter pour la première fois la conduite sur les single track roads, ces routes à une bande (je vous parle ici des particularités de la conduite en Écosse). Très vite, nous traversons des paysages grandioses : collines battues par les vents, lacs au fond de vallées, falaises, moutons sur la route, petits villages en bord de mer… On se croirait de retour en Islande.

L’un des paysages aperçus sur la route.

On arrive finalement à Fionnpohrt et on gare la voiture dans le parking gratuit, un peu à l’écart de la route (attention, les places de parking toutes proches du terminal de ferry sont payantes). On a de la chance, le ferry arrive quelques minutes plus tard.

Fraîchement débarqués sur Iona, on décide de suivre la route vers le nord de l’île où se trouvent de magnifiques plages de sable blanc. En chemin, on va jeter un œil aux ruines du couvent d’Iona (accès gratuit). Contrairement à la majeure partie des visiteurs, on décide de ne pas visiter l’abbaye cette fois. La météo est plutôt clémente et on veut profiter des paysages.

Sur Iona, il y a certainement plus de moutons que d’habitants…

On suit la petite route qui va jusqu’à l’Iona Hostel (qui a l’air d’être un hébergement vraiment cool !) puis on suit un chemin qui mène au bord de mer, à travers les champs et les moutons. Les plages de sable blanc sont aussi belles que je les imaginais, l’eau bleu-turquoise. On décide de s’arrêter dans ce décor idyllique pour pique-niquer et déguster un chili sin carne de la marque Lyofood (franchement très bon, on vous en reparlera).

Sur les plages au nord d’Iona.

Après notre repas, on poursuit notre exploration avant qu’une pluie sournoise nous pousse à rebrousser chemin. Au village, on se réfugie au restaurant de l’Argyll Hotel pour un thé et des scones (il y a même des options vegan, Karl est aux anges) avant de reprendre le ferry pour l’île de Mull.

Le soleil est de retour et nous décidons de faire un crochet par Lochbuie sur la route vers Craignure. J’ai lu qu’il y avait dans le coin un château en ruine et un cercle de pierres. La route pour parvenir à destination est particulièrement tortueuse et étroite mais les paysages sont splendides. On traverse des morceaux de forêt dignes de contes de fée, il y a des agneaux partout et on s’arrête enfin sur un parking d’où part un sentier vers le château qui se révèle plutôt être une sorte de tour. Couverte de lierre et de mousse, bordée par un petit ruisseau et verrouillées, on jurerait presque qu’il s’agit de la tour de Raiponce.

On reprend ensuite la voiture pour se garer un peu plus haut sur la route, à proximité du cercle de pierres. Celui-ci se trouve au beau milieu d’un champ. En cette fin de journée, alors que le ciel change de couleur, l’ambiance est vraiment magique. D’autant que nous sommes complètement seuls sur le site (… enfin si on ne compte pas les moutons !).

Le cercle de pierres de Lochbuie.

Jour 3 : Mull

Environ 90 km parcourus.

Highlights

  • La route scénique autour du Ben More.
  • Un whisky à Tobermory.
Les paysages de la route scénique qui contourne le Ben More.

Compte-rendu détaillé

Pour notre dernière journée à Mull, nous avions envie de profiter un maximum des paysages. Plutôt que de prendre la route la plus directe pour Tobermory (d’où nous prenions le ferry le lendemain), nous avons décidé de prendre la route scénique qui contourne Ben More (le sommet de l’île – 1174 m.) et longe la côte vers Salen. Si on avait été plus en forme, on se serait peut-être attaqué à l’ascension du Ben More mais là on se contente de l’observer de loin.

Rouler sur ce genre de route, c’est quand même un gros kif.

À Salen, on fait une pause au café The Coffee Pot (attention, paiement en cash uniquement). Sur la route vers Tobermory, on décide de faire un crochet par Dervaig, un petit village dans un coin apparemment particulièrement photogénique. Je ne sais pas si c’est à cause du temps gris mais je ne suis pas particulièrement impressionnée.

On arrive finalement à Tobermory en fin d’après-midi, la seule « ville » de l’île, très mignonne avec ses maisons colorées. À défaut de visiter la distillerie (on est arrivé trop tard), on décide de déguster un Ledaig (whisky) au pub du coin, le Macgochan’s. On mangera également sur place le soir : c’est pas mal, plats de pub classiques, revigorants et sans chichi.

Les petites maisons colorées de Tobermory.

Le soir, on dort à l’auberge de jeunesse de Tobermory, nettement moins cosy que celle de Craignure mais bon, ce n’est que pour une nuit ! À savoir : les dortoirs ne sont pas mixtes dans cette auberge. On a eu du bol, j’étais seule dans mon dortoir donc Karl a pu m’y rejoindre.

Si vous êtes prêt•e à dépenser un peu plus pour marquer le coup, il y a un château à quelques kilomètres de Tobermory dont on a entendu beaucoup de bien (pas de dispo quand on y était, dommage !).

Jour 4 : de Kilchoan à Mallaig

Un ferry de Tobermory à Kilchoan (35 minute) puis 126 km jusqu’à Mallaig.

Highlights

  • Un café au bout du monde au phare d’Ardnarmurchan.
  • Une balade sur la jolie plage de Sanna Bay.
  • Le beau château abandonné de Tioram.
  • Un cranachan à Mallaig.
On s’est même fait des amis à 4 pattes.

Compte-rendu détaillé

Après une nouvelle traversée en ferry, nous sommes de retour sur le mainland écossais. Notre premier arrêt est le cap le plus à l’ouest des îles britanniques : Ardnarmurchan. On a un peu l’impression d’être au bout du monde sur ces petites routes de campagne où l’on ne croise pratiquement que des moutons et des vaches des Highlands.

Le phare d’Ardnarmurchan.

On arrive finalement au phare d’Ardnarmurchan, battu par les vents. Sur place, un musée (gratuit) est consacré à l’histoire du phare et de la région. On peut également visiter le phare (nous ne l’avons pas fait).

Après avoir exploré le site, nous nous réfugions dans la petite boutique du phare pour prendre un bon café au son de musique traditionnelle écossaise.

Ensuite, direction la baie de Sanna, une plage de sable blanc encore une fois. La marée descendante a laissé une foule de tidal pools dans la roche où l’on peut observer des mini-mondes aquatiques.

On observe les tidal pooks de la baie de Sanna.

En début d’après-midi, on fait une pause au Lochview Tearoom, le café du Natural History Visitor Centre d’Ardnarmurchan.

On reprend ensuite la route vers Mallaig avec un arrêt au château de Tioram, réputé pour être l’un des plus photogéniques d’Écosse. Cet ancien siège du Clan Ranald est situé sur une petite île du Loch Moidart, accessible à marée basse (on a de la chance, c’est marée basse !). Le château, en mauvais état, n’est pas visitable mais il offre certainement de beaux points de vue.

Le château de Tioram.

En fin de journée, on arrive à Mallaig où on a trouvé in extremis une chambre chez l’habitant via Airbnb, tous les hébergements du coin étant complets (on a appris plus tard qu’une sorte de course démarrait de Mallaig le lendemain).

Mallaig au coucher du soleil.

Parce qu’on en a quand même un peu marre de la cuisine de pub, on s’offre un repas au Fish Market, un resto qui, malgré son nom, propose également un délicieux curry vegan. En dessert, je déguste un cranachan, un dessert traditionnel d’Écosse qui se compose de framboises, de crème, d’avoine, de whisky et de miel.

Le cranachan, trop, trop bon.

Jour 5 : île de Skye

45 minutes de ferry de Mallaig à Armadale puis 74 kilomètres sur Skye.

Highlights

  • Les jacinthes sauvages des jardins d’Armadale.
  • Une pizza au feu de bois au Sia Café à Broadford.
  • Une rando improvisée avec une petite cascade.
À Isleornsay, petit village de l’île de Skye.

Compte-rendu détaillé

L’île de Skye est devenue un incontournable sur l’itinéraire de la plupart des touristes qui visitent l’Écosse. Nous n’avons pas fait exception à la règle. J’avais un peu peur de me retrouver dans des lieux emplis de monde après ces premiers jours où l’on était relativement seuls. Au final, mis à part pour quelques endroits très populaires, ça n’a pas été le cas.

Les jacinthes sauvages des jardins d’Armadale.

À peine arrivés à Skye, nous avons décidés de nous arrêter au château d’Armadale, une des rares visites payantes que nous avons faites sur le voyage (8,75 £ par adulte). Outre les ruines d’un château, le site comprend de très beaux jardins (avec des tapis de jacinthes sauvages au printemps) et un musée sur l’histoire de l’Écosse plutôt intéressant. Comptez au moins 2 heures pour bien profiter des lieux.

Le château d’Armadale.

Nous avons ensuite été manger au Café Sia, réputé pour son excellent café et… ses pizzas au feu de bois (avec des options vegan et sans gluten). Franchement une très bonne adresse, on recommande !

Les très bonnes pizza du Café Sia.

En route vers notre hébergement à Glenbrittle, nous nous sommes arrêtés sur un petit parking en bord de route pour une rando improvisée dans des paysages qui nous ont vraiment rappelé l’Islande.

Pas mal pour une petite rando improvisée.

Nous nous sommes ensuite installés pour deux nuits à l’auberge de jeunesse de Glenbrittle, située littéralement au pied des sentiers de randonnées des montagnes avoisinantes. L’ambiance de cette auberge, complètement isolée et sans wifi, s’apparente très fort à celle d’un « refuge de montagne ». On a beaucoup aimé !

Et voici la vue littéralement face à l’auberge de Glenbrittle.

Jour 6 : l’île de Skye

Pas de trajet en voiture ce jour-là !

Highlights

  • Une très belle randonnée le long des falaises (même si je suis tombée bêtement à la fin ahaha).
Randonnée le long des falaises près de Glenbrittle.

Compte-rendu détaillé

Pour une fois pas très prévoyants, nous n’avions pas recherché à l’avance les randos à faire autour de notre hébergement à Glenbrittle. Il faut dire qu’en Écosse, le balisage des randos est loin d’être aussi systématique qu’en France ou en Belgique.

Parfois, il n’y a carrément pas de chemin.

Nous avons donc demandé conseil au staff du Glenbrittle Hostel et, entre plusieurs options, nous avons opté pour une rando le long des falaises, avec des vestiges historiques comme une tombe néolithique et un canal creusé par les Vikings pour mettre leurs drakkars à l’abri des courants marins. C’est une rando qui ne présente pas de difficulté spécifique, si ça vous tente, voici un descriptif en anglais du parcours.

Quelques petits ruisseaux à traverser le long du parcours…

La balade proprement dite commence au camping de Glenbrittle (à 20 minutes de marche du Glenbrittle Hostel environ). L’occasion pour nous de découvrir ce camping situé dans un cadre splendide (avec la plage, les falaises, les moutons, les petites cascades, les montages en fond…). Cerise sur le gâteau, le camping dispose d’un café-boutique vraiment cool, où on vend plein de matériel outdoor et où on peut déguster de très bons cafés. N’hésitez pas à vous y arrêter !

Jour 7 : l’île de Skye

100 km parcourus en tout.

Highlights

  • La fameuse balade des Fairy Pools.
  • Les « coral beaches » de Claigan.
  • Une auberge de standing.
Les Fairy Pools de l’île de Skye.

Compte-rendu détaillé

L’auberge de jeunesse de Glenbrittle est située à quelques kilomètres des fameuses Fairy Pools de Skye. On pourrait traduire « Fairy Pools » par « bassins (ou piscines) des fées ». Il s’agit en réalité de petits bassins naturels remplis d’eau très claire et alimentés par de jolies cascades et ruisseaux.

Fairy Pool, île de Skye.

Comme vous vous en doutez certainement, ce site est extrêmement populaire et une flopée de visiteurs viennent s’y promener (et surtout s’y photographier) tous les jours. L’accès au site en lui-même est gratuit mais le parking coûtait lors de notre passage 5 £ par voiture (n’essayez pas de vous garer plus loin au risque de recevoir une contravention).

Nous avons eu la chance de faire cette balade sous un beau ciel bleu et c’était effectivement très joli ! Nous sommes arrivés relativement tôt (vers 9h) et, même si nous n’étions pas seuls, nous ne nous sommes pas sentis gênés par la fréquentation du site. Quand nous sommes partis en revanche, vers 11h30, il y avait beaucoup de monde. Un conseil donc : allez-y tôt ou en fin de journée.

Il n’y a pas que les pools, il y a aussi les cascades…

La balade en elle-même ne présente pas de difficulté si ce n’est le fait que ça grimpe un peu. N’hésitez pas à parcourir le chemin jusqu’au bout (là où commencent les sentiers de montagne). Toutes les pools sont différentes et cela vaut la peine de les voir toutes.

Après la balade, nous sommes partis en direction de Dunvegan. Nous avons mangé à The Old School, un petit resto-pub le long de la route vers le château de Dunvegan. Options végé/vegan limitées mais pour une petite soupe, c’est très bien.

Comme nous n’avions pas très envie de visiter un xième château, nous avons ensuite mis le cap sur les Coral Beaches de Claigan. Ces plages sont composées d’une sorte d’algue blanche broyée, qui ressemble à s’y méprendre à du corail. Résultat : des eaux d’une couleur digne de celles des Caraïbes lorsque le ciel est dégagé. Le parking est situé à environ 25 minutes à pied des plages, ce qui fait une petite balade sympathique (voici un descriptif de l’itinéraire vers les Coral Beaches en anglais).

On approche des fameuses plages blanches… Le ciel est couvert mais ça reste très joli.

Pour notre dernière nuit sur Skye, nous avons réservé deux lits dans un dortoir au Cowshed de Uig, notre hébergement préféré de l’ensemble du séjour ! Entre le boutique hotel et l’hostel, le Cowshed propose plusieurs formules d’hébergement dont des nuits en dortoir. Les dortoirs sont super bien aménagés avec des petits rideaux sur chaque lit (ce qui vous permet un peu d’intimité) et des prises USB pour recharger vos appareils. Les salles de bain sont en fait de grandes salles de bain individuelles (je veux dire par là pour une personne à la fois, c’est bien sûr partagé avec les autres résidents) avec douche, WC et chauffage par le sol (grand luxe) !

Depuis le parking de The Cowshed, on a une belle vue plongeante sur Uig.

Attention, il y a deux Uig à Skye : ne vous faites pas avoir par votre GPS si vous y allez, c’est bien celui de Portree qu’il faut choisir (c’est du vécu ;-))

Jour 8 : l’île de Skye – Glencoe

250 km parcourus (grosse journée !).

Highlights

  • Le Fairy Glen, un lieu enchanteur sur Skye !
  • Les impressionnantes formations géologiques du nord de Skye.
  • Le café Arriba, super bonne adresse à Portree.
  • Le château d’Eilean Donan.
Le Fairy Glen.

Compte-rendu détaillé

À deux pas de l’hébergement The Cowshed se trouve un lieu tout à fait particulier de l’île de Skye : le Fairy Glen (vallée des fées). Je n’en avais pas spécialement entendu parler avant le voyage (je n’ai pas trop cherché je dois dire, je voulais garder la surprise sur ce que j’allais voir !).

Les petites collines du Fairy Glen.

Cette jolie vallée isolée est comme une réplique en miniature des paysages qu’on peut voir à Glencoe ou dans d’autres vallées des Highlands : un mini-loch, des petites collines, des rochers qui évoquent les ruines de châteaux… C’est un lieu vraiment enchanteur, au sens premier du terme.

Des rochers au forme bizarre et un mini loch.

Ces dernières années, un certain nombre de touristes ont commencé à disposer des pierres en spirales et des cairns pour les fées. On vous encourage à ne pas le faire : ça dénature le site et ça va à l’encontre du country code écossais. On peut tout à fait en apprécier la magie sans devoir laisser de trace de son passage.

Nous avons visité le site le matin, en venant à pied depuis le Cowshed. Vers 10h, quand nous avons décidé de repartir, il y avait déjà énormément de voitures sur place. Si vous en avez la possibilité, n’hésitez pas à visiter le Glen tôt le matin ou le soir. J’imagine que ça doit être magnifique au coucher du soleil.

Après le Fairy Glen, nous avons poursuivi l’exploration du nord de Skye vers les sites les plus connus de l’île : les falaises du Quiraing, le Kilt Rock, la cascade de Lealt, le Old Man of Storr

Le Kilt Rock.

Très franchement, même si ces sites sont très beaux, ce n’est pas ce que j’ai préféré sur l’île de Skye. Vu leur popularité, ces sites sont littéralement pris d’assaut. Les bords des routes sont envahis de voiture, tout le monde se presse pour prendre des selfies… Ça gâche un peu l’expérience.

Parking sauvage à l’approche du Old Man of Storr.

Pour tout vous dire, on a rebroussé chemin au parking du Old Man of Storr. Il y avait un sac en plastique dans la cascade de Lealt, ce qui nous a déprimés plus qu’autre chose. Le seul moment vraiment chouette, c’est quand on s’est garé en contrebas des falaises du Quiraing, sur un parking secondaire, et qu’on a marché au milieu des moutons dans un coin où il n’y avait pas âme qui vive à l’horizon sauf les silhouettes au loin des visiteurs sur le sentier classique.

Un peu à l’écart du sentier principal, on a le paysage « pour nous tous seuls ».
En petit au loin, c’est Karl.

Avant de quitter Skye par le fameux Skye Bridge, nous nous sommes arrêtés à Portree au Café Arriba. On a dû patienter une bonne vingtaine de minutes pour avoir une table mais ça en valait la peine ! On a vraiment apprécié la cuisine inventive et pleine de saveurs de ce petit resto à l’ambiance familiale (on a même partagé notre table avec un habitué !).

Ne manquez pas le Café Arriba si vous passez par Portree.

De retour sur le mainland, nous nous sommes arrêtés pour prendre quelques photos au château d’Eilean Donan. Ce monument icônique de l’Écosse est apparu dans plusieurs films : Highlander, Elizabeth : The Golden Age ou encore le James Bond The World is not Enough. Bon à savoir : en fin de journée, après les dernières admissions pour les visites et avant la fermeture du site, il est possible de se rendre sans ticket au pied du château pour prendre quelques photos.

Le château d’Eilean Donan.

Enfin, nous avons roulé jusqu’à Glencoe, dernière grosse étape de notre voyage. Nous avons passé les 3 dernières nuits en dortoir au Glencoe Independant Hostel. Certes bien moins confortable que notre hostel de luxe de Uig et beaucoup plus roots, mais super bien situé.

Jour 9 : Glencoe

40 km, le temps d’un aller-retour à la Highland Titles Nature Reserve.

Highlights

  • Visite du « domaine » de Karl à la Highland Titles Nature Reserve.
  • Balade autour du Glencoe Lochan.
  • Repas dans le glen à la Clachaig Inn.
Les paysages de Glencoe.

Compte-rendu détaillé

Il y a quelques années, pour un anniversaire, j’ai offert à mon père un bout de terre dans les Highlands. Peut-être avez-vous entendu parler de cette campagne de crowdfunding ? Pour sauver des terres du rachat potentiel par des promoteurs immobiliers, l’association Highland Titles a décidé de les mettre en vente publique sous forme de petites parcelles et d’en faire une réserve naturelle. Bien entendu, devenir propriétaire de l’une de ces parcelles est avant tout symbolique et vous ne pouvez rien faire de ce petit bout de terre.

Par contre, vous obtenez ses coordonnées GPS et vous pouvez aller le visiter. Et c’est ce que nous avons fait puisque Karl avait également acheté deux parcelles à l’époque du premier crowdfunding, dont l’une située dans la réserve de Glencoe Wood.

Après ce petit passage sur les terres de Laird Karl et un casse-croûte au Glencoe Café, nous avons décidé de profiter du beau temps autour du Glencoe Lochan, un charmant petit loch au cœur d’un bois, accessible à pied depuis le centre de Glencoe.

Glenchoe Lochan.

En fin de journée, nous avons marché jusqu’au Clachaig Inn, un pub situé dans les impressionnants paysages de la vallée de Glencoe.

Jour 10 : Glencoe

22 km. Un aller-retour vers le Glencoe Valley View Point.

Highlights

  • La randonnée dite de « Lost Valley », la plus belle de notre séjour.
La randonnée de Lost Valley.

Compte-rendu détaillé

Pour cette seconde journée à Glencoe, nous avions envie de faire une belle randonnée et notre choix s’est porté sur la randonnée dite de « Lost Valley » (vous trouverez un descriptif du parcours en anglais ici).

Le sentier débute au niveau du parking « Glencoe Valley Point », généralement très fréquenté (on a dû attendre quelques minutes pour pouvoir se garer). Si la foule vous effraie, rassurez-vous : après quelques minutes de marche, on se retrouve en bien plus petit comité et on peut pleinement profiter des lieux.

On longe une petite rivière qui cascade sur les rochers.

Nous avons vraiment adoré cette randonnée aux paysages spectaculaires ! Le sentier vous emmène d’abord sur les hauteurs de la vallée (ça grimpe bien) puis on longe une petite rivière et des cascades. Au bout d’un moment, le sentier disparaît et il faut se frayer un chemin en escaladant des rochers (ça reste très accessible si vous avez de bonnes chaussures et que vous êtes en bonne condition physique).

La vallée perdue…

Au bout du chemin, on accède à la « Lost Valley » proprement dite, sorte d’amphitéâtre naturel vraiment impressionnant.

Il faut compter 3 à 4 heures pour faire la rando à un rythme normal, en vous arrêtant pour prendre des photos. Il y a de beaux endroits pour pique-niquer si vous prenez votre casse-croûte avec vous.

Jour 11 : Glencoe – Fort William – Stirling – Édimbourg

230 km

Highlights

  • Le petit déjeuner à The Wildcat, un super café vegan à Fort William.
  • Lèche-vitrine à Stirling.
À Fort William.

Compte-rendu détaillé

Avant de reprendre la route vers Édimbourg, nous avons fait un crochet par Fort William pour déguster un excellent petit déjeuner à The Wildcat. Une super adresse si vous passez par là.

The Wildcat, une excellente adresse à Fort William.

Ensuite, cap sur Stirling, dernière étape avant de rejoindre Édimbourg et de terminer notre roadtrip. À vrai dire, on n’a pas eu le temps de voir grand chose, à part le centre (plutôt cool mais pas incontournable). On aurait pu visiter le château ou aller admirer le monument Wallace mais nous manquions de temps… Ce sera pour la prochaine fois ! À la place, nous avons été mangé au Loving Food, encore une chouette adresse qu’on vous recommande.

Et c’est ici que notre voyage s’arrête ! J’espère que cet itinéraire vous inspirera et vous donnera des idées pour composer le vôtre. 🙂

Poursuivez le voyage en Écosse

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