Carnets de voyage

Un citytrip à Istanbul

« Tu verras, tu vas a-do-rer Istanbul. C’est une ville magique ! » m’avait-on dit avant mon départ. Effectivement, ce city-trip de 5 jours à Istanbul m’a rempli la tête d’histoires de sultans et de harems, d’épices et de çay, de bazars et de marchés, de narguilé sur les rives du Bosphore…  Vous avez fait vos valises ? Je vous emmène !

Bon plan : pour visiter Istanbul à petit prix et éviter les files d’attente, réservez vos billets à l’avance pour le palais de Topkapi, le musée Sainte-Sophie, la Mosquée Bleue ou encore le bus Hop On, Hop Off !

Installée sur une des terrasses sous le pont de Galata, un verre de thé à la pomme à la main, j’admire le couché du soleil sur la mosquée de Süleymaniye qui se détache de l’horizon. Les chants des muezzins s’élèvent, les bateaux glissent mollement sur le Bosphore… A la faveur des derniers rayons du soleil, on devine les fines lignes de pêche colorées des hommes et enfants installés en haut du pont et qui remontent de temps en temps un petit poisson frétillant. En bas, sur la rive, une foule bigarrée se presse le long des étals d’un marché aux poissons où on peut déguster pour quelques livres turques un Balik Ekmek (sandwich au poisson).

Pêcheurs Pont Galata, Istanbul

Les pêcheurs du pont de Galata.

Marché aux poissons, Istanbul

Marché aux poissons en contrebas du pont de Galata.

C’est un fait : Istanbul ne ressemble à aucune ville que j’ai visitée jusqu’à présent. Elle est énorme d’abord : plus de 14 millions d’habitants. Elle est cosmopolite, à la porte de l’Orient et de l’Occident. Musulmane mais riche d’un héritage chrétien et romain. Elle est à la fois moderne et millénaire. A la fois ouverte d’esprit et conformiste. Elle est insaisissable.

Au pays des Sultans et des palais des 1001 nuits

Bosphorus' West bank

Istanbul s’étend sur les 2 rives du Bosphore et sa grande particularité, c’est d’être à la fois située en Europe (on appelle cette partie Roumélie) et en Asie (on appelle cette partie Anatolie). La partie européenne est la plus touristique. En traversant le Pont de Galata, on se dirige vers le quartier historique Sultanahamet et la pointe du Sérail. C’est le monde des Sultans, des bazars d’épices et des églises byzantines et des mosquées magnifiques…

Il y a tant de choses à voir qu’on ne sait plus où regarder ni où se rendre… Il faudra faire des choix, sauf si vous planifiez de rester longtemps !

Deux lieux m’ont particulièrement marqué, outre les immanquables Mosquée Bleue, palais de Topkapi, Basilique Sainte Sophie & co.: la petite Sainte-Sophie (une petite mosquée à quelques centaines de mètres de la célèbre basilique Sainte-Sophie) et la citerne basilique qui servait de réserve d’eau douce dans l’Antiquité.

Citerne basilique, Istanbul

La citerne-basilique, un lieu à part

C’est aussi à Istanbul que je suis rentrée pour la première fois dans une mosquée et j’ai été surprise par l’ambiance calme et chaleureuse qui y règne. Des tapis au sol, des couleurs, de la lumière… A côté, nos églises avec le Christ en croix me semblent généralement bien lugubres.

Aya Sofia Camii, Istanbul

L’intérieur de la mosquée de Aya Sofia

Ambiance nocturne place Taksim et Tophane

La nuit, c’est aux environs de la place Taksim et de l’avenue Istiklal que bat le pouls de la métropole. Musiciens de rue, marchands ambulants, restaurants, clubs de nuit de toutes sortes… Vous aurez le choix dans les rues perpendiculaires à l’avenue Istiklal.

Istiklal, Istanbul

Pour une ambiance plus relax et méditative, rendez-vous à Tophane pour fumer le narguilé et jouer aux échecs ou au backgammon comme les locaux.

Manger une glace en Asie

Prendre un Çai sur le Bosphore

Une expérience immanquable : le verre de çay sur le ferry.

A Istanbul, il suffit donc de prendre le ferry pour se rendre en Asie ! Une expérience que je vous recommande absolument. Profitez-en pour déguster un verre de çay, le thé turque, entre deux continents !

La rive asiatique est beaucoup moins fréquentée par les touristes. C’est un peu la banlieue d’Istanbul mais en ce qui nous concerne, nous avons beaucoup apprécié l’ambiance de ces quartiers.

A voir pour les gourmands qui veulent en prendre plein les yeux : le marché de Kadikoy. Pistaches, amandes, fruits secs, épices, poissons, fruits et légumes… Des couleurs, des odeurs, plein d’animation et de vie. On a l’impression d’être emporté en un tourbillon dans un festin incomparable.

Marché de la rive orientale d'Istanbul

Notre guide du routard signalait un des meilleurs glaciers non loin de là. Nous avons donc attendu le ferry du retour en dégustant une glace… en Asie. C’est aussi ça la magie d’Istanbul !

Un citytrip à Istanbul en pratique

Mosquée bleue, Istanbul

Comment s’y rendre ?

L’avion est probablement la solution la plus aisée. Le centre (rive Européenne) est facilement accessible en transports en commun. A noter pour les ressortissants belges, il y a un visa à payer à l’arrivée.

Pour combien de temps ?

Je pense que 5 jours est un minimum pour un city-trip à Istanbul. Istanbul est grande et tellement riche en endroits intéressants que vous ne saurez pas par où commencer.

Comment se déplacer dans la ville ?

Pour se déplacer dans la ville, on prend le métro, le tram, le ferry… Si vous restez quelques jours, pensez à vous procurer une Istanbulkart qui vous permettra de vous déplacer partout.

Et pour l’hébergement ?

Côté logement, nous avons déniché un logement en couchsurfing/cat-sitting mais si vous êtes moins chanceux, il y a énormément de possibilités d’Airbnb, auberges de jeunesse ou hôtels.

On mange quoi ?

Pour vous restaurer, vous aurez un choix énorme depuis les options super bons marchés (lisez à ce sujet mon article : Manger sur le pouce à Istanbul) aux festins dignes de sultan.

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